Idée
Philip Pettit soutient qu'une personne est libre dans la mesure où nul autre individu ou groupe n'a la capacité d'interférer dans ses affaires de manière arbitraire. Ce qui compte, c'est l'exposition au pouvoir arbitraire, et pas seulement l'interférence effective.
Théorie
Exposée dans Republicanism (1997), l'idée remonte à une tradition néo-romaine qui opposait les citoyens libres aux esclaves dépendants ; Quentin Skinner en a développé l'argumentation historique. Parmi les institutions qui réduisent la domination figurent l'État de droit, la constitution mixte, la séparation des pouvoirs et les moyens, pour les citoyens, de contester les décisions.
Exemples concrets
Ses points de référence historiques sont la république romaine, les républiques de la Renaissance et néerlandaises, ainsi que le républicanisme de Jefferson, Madison et Adams.
Critique
Carter, Kramer et Goodin soutiennent que la non-domination se réduit à une non-interférence sûre. Pettit répond que la manière d'assurer une faible interférence importe, comme dans le cas d'un maître bienveillant. Les critiques s'interrogent aussi sur la façon de définir « arbitraire ».
Résultats
C'est le programme de recherche républicain contemporain le mieux développé et un rival majeur des conceptions libérales et libertariennes de la liberté comme non-interférence.
Voir aussi
Affirmations
Les néo-républicains tels que Pettit conçoivent la liberté politique comme non-domination, c'est-à-dire indépendance à l'égard d'un pouvoir arbitraire, et définissent la liberté comme l'absence chez autrui de la capacité d'interférer arbitrairement dans ses affaires.[1][2]
Certains philosophes (Goodin, Carter, Kramer) soutiennent que parler de non-domination revient à décrire autrement une non-interférence garantie ; Pettit le rejette, car la manière de garantir une faible interférence importe.[1]
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