Mill proposait que tous votent, mais que la supériorité intellectuelle individuelle puisse justifier plus d'une voix, vérifiée directement par un examen national s'il en existait un, et sinon par la profession, le statut professionnel, les diplômes universitaires ou les certificats. Il disait ne pas souhaiter être lié par ses propositions particulières.[1]
Le vote plural de Mill
Proposition formulée en 1861 par John Stuart Mill, selon laquelle le suffrage universel serait tempéré par des voix supplémentaires pour les personnes les plus instruites. Aucun État n'a adopté son dispositif, bien que d'autres systèmes de vote plural aient existé, tel celui de la Belgique de 1893 à 1919.
- Lieu
- En ligne
- En activité depuis
- 1861
- Gouvernance
- Représentatif
- Statut juridique
- Sans objet
- Économie
- Sans objet
- Niveau d’autonomie
- Programme au sein d'un État existant
- Utilise l’IA dans la gouvernance
- Non
Dans Considerations on Representative Government (1861, chap. 8), Mill soutenait que chacun devrait avoir une voix, mais que la supériorité intellectuelle individuelle pouvait justifier d'en avoir plus d'une. Il rejetait la propriété comme fondement, sauf comme expédient provisoire. Il proposait d'évaluer directement l'instruction s'il existait un examen national digne de confiance et, à défaut, de recourir à des indicateurs indirects : la profession, les professions libérales, les diplômes universitaires et les certificats. Il fixait une limite : les voix plurales ne devaient pas permettre aux privilégiés de l'emporter sur le reste de la communauté. Il ajoutait que le moment n'était pas venu de leur donner une forme pratique et qu'il ne souhaitait pas être lié par ses propositions particulières. Le vote plural a existé ailleurs (Belgique 1893–1919 ; élections parlementaires au Royaume-Uni jusqu'en 1948), mais sur des critères de propriété et de famille que Mill rejetait. Objection : les diplômes sont des indicateurs imparfaits de la compétence.
Chronologie
- 1861Mill publie Considerations on Representative Government, proposant le vote plural fondé sur l'instruction, mais non sur la propriété. [S1]Établi
- 1893La Belgique adopte le suffrage universel masculin tempéré par le vote plural (une à trois voix selon des critères de propriété, de famille et d'instruction ; vote obligatoire). [S2]Établi
- 1919Le système belge de vote plural prend fin, comme l'indique la période 1893-1919 de l'étude citée. [S2]Établi
- 1948Le Representation of the People Act britannique abolit le vote plural aux élections parlementaires : une voix par personne à l'échelle nationale. [S3]Établi
Résultats et controverses
Le dispositif de Mill fondé sur l'instruction n'a été adopté par aucun État. La Belgique a pratiqué le vote plural de 1893 à 1919, et le Royaume-Uni l'a aboli pour les élections parlementaires en 1948.
Affirmations
Mill rejetait le vote plural fondé sur la propriété, sauf comme expédient provisoire, et soutenait que le vote plural ne doit jamais permettre à ses bénéficiaires de l'emporter sur tout le reste de la collectivité.[1]
De 1893 à 1919, la Belgique a combiné le suffrage universel masculin et le vote plural : jusqu'à deux voix supplémentaires pour certains propriétaires, pères de famille et titulaires de diplômes universitaires ou de l'enseignement secondaire. Cela différait du schéma de Mill, qui excluait la propriété comme fondement.[1][2]
Le Representation of the People Act 1948 du Royaume-Uni a aboli le vote plural aux élections parlementaires, de sorte que chaque personne dispose d'une voix à l'échelle nationale.[1]